L’exposition SHAFT genga-ten au Yûrakuchô Marui de Tôkyô

15 mai, 2018 dans Articles, Compte-rendus, Japon

C’est avec surprise que nous découvert (et partagé sur les réseaux sociaux) la tenue d’une exposition sur les animations-clé du studio SHAFT. Intitulée « SHAFT genga-ten », l’exposition a été annoncée environ 2 mois avant son ouverture (oui, c’est vraiment passé entre les mailles de nos filets) dans un des centres commerciaux de Tôkyô.

Par chance, un membre de notre équipe a pu se rendre sur place. Voici son compte-rendu avec photos de la partie Madoka☆Magica Magia Record de l’exposition.




SHAFT genga-ten est organisé au dernier étage du centre commercial Yûrakuchô Marui (arrondissement de Chiyoda) de Tôkyô. Elle est séparée en trois franchises qui seront exposés l’un à la suite de l’autre dans le temps :
Madoka☆Magica Magia Record, qui sera exposé du 28 avril au 8 mai ;
Monogatari Series, qui sera exposé du 10 mai au 21 mai ;
Fate/EXTRA Last Encore, qui sera exposé du 23 mai au 3 juin.

Elle est composée de trois espaces principaux formant un U inversé et d’un coin boutique vendant les produits de SHAFTTEN, la boutique en ligne du studio. Étant arrivé le premier jour de l’exposition, notre correspondant sur place a donc eu la chance de (re)découvrir Magia Record, le spin-off sur smartphone de la franchise Madoka☆Magica. Malheureusement, nous ne pouvons y aller pour les thèmes Monogatari Series et Fate/EXTRA Last Encore, cet article sera donc exclusivement dédié à Magia Record.
SHAFT genga-ten expose pratiquement toutes les séquences en animations-clé, ainsi que les storyboards qui ont permis de concevoir les les plus importantes. De grands écrans de TV projettent en permanence les séquences de transformations (et les trailers du jeu) en guise de comparaisons et de fonds sonores.
Notez si la qualité des photos est certes assez variable, l’affichage redimensionnée des photos dans cet article est également trompeur. N’hésitez pas cliquer pour voir les photos dans une taille correcte, elles sont bien plus réussies qu’elles ne laissent paraître.
Précisons également qu’il s’agit d’une exposition totalement gratuite où les photos sont autorisées, occasion bien trop rare de découvrir et de partager ces travaux pour un événement de ce genre.





Première partie de l’exposition (photos ci-dessus) consacrée personnages principaux de Magia Record.


Storyboard de la transformation en Puella Magi de Madoka Kaname dans Magia Record.


Storyboard de la transformation en Puella Magi de Homura Akemi dans Magia Record.

Comme précisé plus haut, le premier thème est Magia Record, plus spécifiquement ce qui a visuellement attrait aux transformations et aux designs des Puella Magi présentes dans le jeu smartphone. Le premier espace de l’exposition en forme de U est consacré aux personnages principaux du jeu et de la série. En plus des transformations dédiées aux nouvelles Puella Magi introduites par le jeu et à celles des spin-offs officiels que sont les mangas Oriko☆Magica et Tart☆Magica, les héroïnes de l’anime originel ont également droit à de toutes nouvelles scénettes.

Selon l’importance du personnage, la durée et la créativité des séquences divergent : de 5 à 30 secondes, toutes animées par SHAFT et réparties sur la bonne cinquantaine de Puella Magi dans le jeu. Notez que ce nombre est amené à augmenter progressivement, puisque des Puella Magi d’autres séries dérivées n’ont encore été intégrées. De plus, certains personnages ont eu de nouvelles animations selon les évolutions et événements du jeu (le duo Gekidan Inu Curry s’est par exemple chargé des transformations de la nouvelle Mami Tomoe et de Kyōko Sakura).




Photocopies d’animations-clé et de storyboards à feuilleter. Notez l’allégorie du studio avec celles de la nouvelle transformation de Mami (2e photo) qui a eu recours à l’esprit dōjin par manque de pince porte-document.


Photocopies de storyboards à feuilleter : nouvelle transformation de Madoka Kaname (1e photo), nouvelle transformation de Sayaka Miki (2e photo) et nouvelle transformation de Mami Tomoe (3e photo).

La deuxième partie du thème est consacré aux représentations en cartons des personnages et, plus intéressant, au travail d’animateur/réalisateur chez SHAFT grâce à une table d’animation. Sur ce pupitre typique des animateurs japonais (les meubles spécialisés étant produit à la chaîne par le(s) même(s) fabricant(s), tous les studios d’animations ont le même modèle à quelques détails près) se trouvait divers documents de travail estampillés SHAFT que les visiteurs pouvaient feuilleter et manipuler : photocopies d’animations-clé et de storyboards, feuilles d’animations-clé, de storyboards et d’expositions vierges, enveloppes de différentes couleurs pour signifier à quelle étape/niveau se situe les feuilles contenues à l’intérieur. Vous pouvez même voir les fournitures standards d’un animateur.

Aparté : notez cependant qu’il n’est pas inhabituel de voir les storyboards de films de SHAFT produit directement sur une feuille blanche et donc sans cadre prédéfini (ex : Kizumonogatari réalisé et storyboardé par Tatsuya OISHI, Fireworks réalisé et storyboardé par Nobuyuki TAKEUCHI).





La troisième partie du thème (et dernier espace de l’exposition en forme de U) est consacré aux Puella Magi « secondaires », soient celles venant des séries dérivées Oriko☆Magica et Tart☆Magica et celles (semble-t-il ?) créées spécifiquement pour le jeu. Les transformations de ces Puella Magi sont moins élaborées, d’où la petite quantité d’animations-clé exposé et l’absence de storyboards.
Des éléments de designs produit par Gekidan Inu Curry pour le jeu sont également exposés dans des vitrines. Déjà responsables des designs des sorcières et des décors de l’autre monde dans l’anime, le duo a rempilé pour concevoir ceux de Magia Record. Ils ont également conçu l’apparence de la Holy Mami puis réalisé et storyboardé sa nouvelle transformation à l’occasion d’un événement du jeu.
Et à la toute fin se trouvait des vitrines montrant divers artbooks et produits dérivés, vraisemblablement pour illustrer ce qu’il y a d’achetable à la boutique.
Attention, la qualité des photos de notre correspondant pour cette dernière partie (au-dessus) est très « variable ».

La visite terminée, un coin boutique SHAFTTEN se trouvait en toute fin et proposait les produits de la boutique en ligne. Si vous avez déjà fait vos achats en ligne, alors ce coin ne sert qu’à feuilleter les modèles d’expositions des artbooks et Production Notes. Par contre, si vous n’avez toujours pas fait de razzia sur le site, alors c’est une excellente occasion pour réparer cette erreur, surtout si vous habitez hors du Japon (ainsi, plus de problèmes d’importations et d’intermédiaires).
Bien que l’exposition ne soit concentrée (pour le moment) que sur Magia Record, les produits dérivés proposés n’étaient pas exclusivement sur cette franchise. Le coin proposait davantage un éventail des articles encore disponibles dans la boutique, ce qui donnait une sélection très variée (pochettes clear files, posters en tissu, t-shirts, hoodies, Production Notes, cartes postales, portes-clés, biscuits, etc) basée sur un panel d’animés éclectiques (Hidamari Sketch: Sae/Hiro Sotsugyō-hen, Magia Record, Madoka☆Magica, Kōfuku Graffiti, Kizumonogatari, Kubikiri Cycle, March comes in like a lion, Fireworks, Akuma no Memumemu-chan).
Un ticket de caisse prouvant des achats atteignant 3000 yen donnait droit à une loterie dont les prix allaient de la carte postale au tableau en tissu Madoka-Homura.

Enfin, il y avait deux défauts importants à expliciter dans cette exhibition :
– l’absence totale de toute forme de pédagogie, un novice ne comprendrait rien et un habitué pourrait pinailler en trouvant l’expo un peu sec (pas d’interview, aucun texte, rien à lire à part ce qu’il y a sur les storyboards) ;
– l’absence totale d’animations-clé des effets (spéciaux), ce qui est terriblement dommage car ils subliment la séquence et sont parfois même plus intéressantes que les transformations en elles-mêmes (notamment pour les moins longues).

PS : notre correspondant a pris un peu plus de 160 photos lors de sa visite. Près de 85 photos ont été utilisées dans cet article, mais si vous désirez tout avoir, n’hésitez pas à nous le demander, on vous l’enverra en privé.

Fun fact : le jour de la visite, un café Détective Conan se trouvait à côté de l’espace SHAFT et faisait la promotion du tout dernier film d’animation. La différence de public était plutôt cocasse, bien que peu surprenante : la petite minorité masculine étant à l’exposition et au coin boutique tandis que la majorité féminine était en train de manger ou dans la file d’attente pour une table.

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