Retour sur le collector Bakemonogatari / Nisemonogatari

19 août, 2014 dans Articles, France, Site

coffrets bakenise Une fois n’est pas coutume, nous allons vous faire un retour sur le collector Bakemonogatari / Nisemonogatari de l’éditeur Dybex. Si vous nous suivez depuis presque 8 mois, vous savez sans doute que Studio-SHAFT.fr a participé à l’élaboration de ce collector, notamment les textes qui se trouvent dans les livrets.

Il nous semble honnête et important de faire un retour sur nos travaux et d’expliquer certains détails et erreurs.

 
Commençons par ce qui n’est pas de notre ressort : le packaging et globalement le design de tout ce qui se trouve dans le collector, ce qui inclut donc la mise en page du livret et le menu des disques. Bref, les parties visuelles et techniques.
Nous avons découvert le tout en même temps que les fans ayant précommandé leurs exemplaires. Nous étions simplement au courant du format (un bon gros et volumineux A4 des familles), du contenu global et du fait qu’il s’agirait d’un bundle Blu-ray/DVD.
Les nombreux anglicismes ne viennent donc pas de nous, et évidemment, les images non plus (mais ça, vous le savez naturellement). Les titres et intertitres dans les menus des Blu-ray/DVD et des livrets ne viennent pas de nous non plus.
Voilà. Passons au reste, là où nous avons pu collaborer avec l’éditeur : les textes et les sous-titres des séries.
 

Nous allons commencer fort par une erreur dans le livret Bakemonogatari, et le pire, c’est que c’est à cause de nous.
À l’ouverture de celui-ci se trouve une timeline. Elle indique à quel chapitre du roman correspond l’épisode ainsi que sa date de diffusion. L’erreur se trouve dans les trois derniers épisodes : les dates sont fausses, on a oublié de modifier les données. Les vrais dates sont 02.11.2009, 23.02.2010 et 25.06.2010.
Fort heureusement, c’est la seule erreur de notre part dans les livrets.

La suite du livret reste assez fidèle à ce que l’on a écrit, même si on se demande pourquoi il y a des erreurs de syntaxe là où il n’y en avait pas avant. En effet, Dybex est repassé sur tous nos textes pour correction et relecture, comme prévu depuis le début.
Par contre, il y a un texte qui n’est pas de nous : la biographie sur NisiOisiN. Cette biographie fait partie des textes modifiés voire supprimés par les ayants-droit japonais.
En général, tous les textes modifiés se remarquent par quelques fautes de frappe et d’orthographe, ainsi que par leur manque d’uniformisation par rapport au reste des textes. C’est même un défaut général à tout le collector : le manque d’uniformisation des noms et des titres d’épisodes. Il est vraiment dommage que l’éditeur n’ait pas (pu ?) uniformiser cela avant la mise en production.

coffrets bakenise

Passons au livret Nisemonogatari. Là aussi, nous avions écrit les textes ; et là aussi, les ayants-droit japonais sont repassés derrière.
Dans la double page regroupant la présentation du studio et les biographies d’Akiyuki SHINBŌ, de Tatsuya OISHI et d’Akio WATANABE, nos textes ont été coupés et modifiés. La taille des coupures est variable.
La présentation du studio, qui devait faire 12 paragraphes (contrairement aux biographies, nous n’avions pas eu de contrainte d’espace pour les articles), est réduite à un seul, l’un des moins intéressants du texte original (qui est une version améliorée de celui du site).
Les trois biographies de la même double page ont aussi été coupés, et les paragraphes gardés sont également les moins intéressants.
Étrangement, seule la biographie sur le compositeur Satoru KŌSAKI est passée comme une lettre à la Poste. Si les autres biographies avaient été approuvées par les ayants-droit, elles auraient ressemblé à celle-là.

Notez aussi que l’anime Mekakucity Actors est cité : sachant que nous avions écrit les textes avant sa diffusion, ce n’est évidemment pas nous (et probablement pas Dybex non plus) qui l’avons inséré.
Concernant la correction des sous-titres des épisodes : malgré les plusieurs centaines de fautes que nous avons repérées et relayées à l’éditeur dans les deux séries, certaines sont passées entre les mailles (pas seulement les nôtres) du filet. Nous en sommes désolés.
 

À la lecture de ce retour, on pourrait croire que le collector contient beaucoup d’erreurs et de défauts. Il y en a, certes, et ils sont nombreux. Mais finalement, une bonne partie de ceux-ci sont des points de détail. Cette succession d’erreurs sur des points de détail en fait un produit imparfait, mais il ne faut pas oublier que le collector tient globalement la route.
Le collector est une grosse boîte contenant 12 disques (6 Blu-ray et 6 DVD) avec 2 livrets au format A4 de près de 90 pages chacun, ce qui est assez remarquable. La qualité de l’image des Blu-ray est correcte sans être extraordinaire (elle reste au moins dans la moyenne de ce qu’on fait en France), et celle des DVD pas terrible. Les livrets fourmillent d’images et d’illustrations souvent jolies malgré quelques-unes bien pixelisées. Le manque d’uniformisation est un gros problème puisqu’il donne l’impression d’une non-relecture de la part de l’éditeur.
La traduction, notamment de Bakemonogatari, est plutôt bonne. À titre d’exemple, dans le 1er épisode de Bake, Hitagi demande à Koyomi d’être plus sérieux quand il doit l’appeler « maîtresse Hitagi ». Dans le dialogue en japonais, Hitagi demande de « ne pas utiliser les katakana » dans sa phrase. La phrase en elle-même est intraduisible en français. Elle a été adaptée en « ne pas utiliser les guillemets ». Choix étonnant, mais finalement bien senti puisqu’il est fidèle au style de la série et de l’auteur NisiOisiN (les lecteurs de Medaka Box savent de quoi nous parlons).

 
Le collector n’est pas un produit parfait, loin de là. Il y a des erreurs venant à la fois de l’éditeur, des ayants-droit et même de nous. Mais est-ce que cela empêche de profiter de ces séries ? Nous ne le pensons pas. Le collector est tout de même un produit qui reste au dessus de ce que font les autres éditeurs à prix et contenu équivalent.
À Studio-SHAFT.fr, nous sommes à la fois satisfaits de cette collaboration et furieux envers nous-mêmes pour certaines erreurs que nous avons laissées passer (et un peu déçus pour certains de nos textes). Nous sommes désolés des erreurs que nous avons faites, aussi petites ou rares soient-elles, et on aurait aussi préféré que le travail de l’éditeur soit un peu mieux. L’ensemble de notre participation à ce projet nous a donné une expérience que nous espérons pouvoir utiliser à l’avenir.

Si vous hésitez encore à acquérir Bakemonogatari et Nisemonogatari en Blu-ray, sachez que Dybex a prévu une sortie dans la collection Saphir, donc forcément moins cher que le collector.

Note : les textes du livret, y compris ceux qui ont été modifiés, seront bientôt publiés dans leurs véritables versions sur le site (et le wiki #runninggag).

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